PEUR SUR LA VILLE


Il n'y a aucun doute sur le fait que sur VHS: Reloaded les films estampillé René Chateau avec de surcroît Belmondo sur l'affiche auront toujours une place de choix. Vous le savez ce blog n'a qu'un seul but: je partage avec vous ma nostalgie de la VHS et des vidéoclubs, et bien les jaquettes à la panthère noire et le cinéma de Bebel c'est déjà une grande partie de ma nostalgie.


En 1975, Peur sur la Ville en plus d'être un énorme succès au box-office va être le point de départ pour la "machine Belmondo" au cinéma (l'acteur/producteur avec son nom en énorme en haut de l'affiche pour un film événement par an). C'est également avec ce film que le partenariat/amitié entre la star et le distributeur René Chateau va commencer. 


C'est là également que Belmondo va créer la recette à succès (le super-mec, bons mots, cascades,...) même si il a déjà pris ses marques avec (Le Casse, La Scoumoune et Le Magnifique). Peur sur la Ville sera un énorme succès avec 3,94 millions d'entrées et l'un des films les plus rediffusés de la star à la télévision dans les années 80. 


La star est le super-flic qu'il déclinera par la suite dans d'autres films, mais ici nous sommes encore dans le polars français au scénario parfaitement ficelé et qui n'est pas encore un simple véhicule à la gloire d'un Belmondo omnipotent. Non ici on sent tout de même la patte d'Henri Verneuil à la réalisation, les dialogues ciselés de Francis Veber, le talent de Charles Denner, la musique d'Ennio Morricone, le personnage inoubliable de Minos... Bref, Peur sur la Ville est le genre de film qui possède tout les ingrédients parfaits, une recette parfaite!


Le film regorge de cascades qui deviendront récurrentes par la suite dans la filmographie de Belmondo : courses poursuites en voitures avec fusillades, traque sur les toits de Paris et sur celui du Métro ou encore le héros suspendu par un filin d'un hélicoptère pour atterrir dans un appartement d'une des tours de la capitale. Jamais un film n'avait nécessité autant d'autorisations de la part des autorités et même du Ministère de l'Intérieur pour son tournage. Belmondo frôlera la mort à deux reprises: l'acteur dérape sur un toit et se rattrape de justesse à une gouttière, ensuite sur le toit du métro où il doit se plaquer à la paroi lorsque les tunnels arrivent mais il doit aussi composé avec les lumières au plafond et il évite in-extremis l'une d'elles qui aurait pû littéralement le décapité. Il se brise également un os mais refuse de stopper le tournage et tournera une partie de la scène du métro avec un platre discret.


Les films sera distribué par René Chateau. Ensuite par Proserpine lorsque Cerito, la maison de production de Belmondo reprendra ses droits et enfin par Fil à Film qui achètera le catalogue de Cerito lorsqu'elle cessera son activité. 


Mon avis sur le film: Sûrement le "haut du panier" de l'époque Bebel qui prendra fin avec Le Solitaire. Évidemment le film accuse son âge et semble parfois moins débridé qu'un Flic ou Voyou ou Le Marginal mais c'est aussi ce qui fait son charme, un polar solide et intelligent à l'ancienne. Un des films qui symbolise le mieux, pour moi, le fameux cinéma du dimanche soir sur TF1 dans les années 80.


VHS & Soundtrack:



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