PUNISHER

Dès les premières secondes on devine que le réalisateur souhaite donner un style particulier à son film afin de ne pas de perdre de vu que l'on parle là d'un comics adapté au cinéma. Il y aussi ce générique d'ouverture tout droit sorti des polars ou d'une série TV des années 70 qui donne encore un peu plus le sentiment d'une adaptation respectuese du célèbre comics. 

Même si il s'approche très très souvent du film d'action bourrin traditionnel dans les années 80 (le film pourrait être un pur produit de la Cannon Films), on peut tout de même salué l'ambiance assez sombre et pessimiste qui est indissociable de l'univers du Punisher. Dolph Lundgren est assez crédible dans le rôle (de toute façon le personnage est assez monolithique à la base même si on doit bien admettre que l'acteur ne brille pas dans les scènes où le héros exprime sa douleur et son désespoir) mais à l'époque ce que les fans du comics ne pardonneront surtout pas, c'est de voir un Punisher qui ne porte pas le fameux teeshirt avec la tête de mort... À quoi ça tient parfois! 

Malheureusement le film renferme pas mal d'idées nanardesques. Le Punisher qui affrontent une armée de pseudo-ninjas dans une espèce de parc pour enfants, il est amusant de voir ses ennemis le mitraillant tout en glissant sur des toboggans. Notre héros torturé par les Yakuzas via une machine digne d'un James Bond époque Sean Connery. Les malfrats qui canardent le Punisher dans un couloir étroit mais notre héros sans sort sans la moindre blessure. La liste est longue.

On remarquera, au passage, qu'une fois de plus on peut soupçonner Luc Besson d'être un plagieur car lorsque le Punisher s'introduit discrètement chez un mafieux, il neutralise ses gardes du corps et bien les memes exécutions seront reprises dans le film Léon. Troublant. 

Le scénariste donne une part importante à la sous-intrigue de l'ex coéquipier de Castle, devenu The Punisher après l'assassinat de sa famille, ce qui permet au film d'avoir des moments plus légers, voir même une petite dose d'humour via le personnage interprété par Louis Gossett Jr. 

Le film sera distribué par Delta Vidéo et réédité pour diverses collections.

Mon avis sur le film: Si il n'a pas trouvé son public dans les salles obscures, la VHS de Punisher lui donnera une seconde chance. Je me souviens qu'il était difficile de louer le film les weekends. Malgré ses défauts, le charme agit encore sur moi aujourd'hui et je dirai même que les navrantes adaptations cinématographiques du personnage (je mets de côté évidemment l'excellente série TV) ont même données des qualités à ce Punisher. C'est dire!


Festival Dolph Lundgren

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

ULTIME COMBAT: le dossier complet

POINT BREAK

GET CARTER

De la VHS au DVD... le massacre! - vol. 02

Le Vidéoclub du Blog