DTV: GRID RUNNERS
Don "the dragon" Wilson est un véritable artiste martial, il a étudié le kung-fu mais c'est dans le kickboxing qu'il va exceller puisqu'il sera plusieurs fois champion du monde. Vers la fin des années 80 le "phénomène Van Damme" est partout et le kickboxing aussi que ce soit au cinéma et surtout dans les vidéoclubs. Bien évidemment des petits producteurs opportunistes voient là l'occasion de réitérer l'exploit, à savoir qu'un artiste martial devienne une star du cinéma d'action. Roger Corman, le plus malin des producteurs du 7eme art, dégaine très vite avec Don "the dragon" Wilson en lui proposant d'être là vedette de BloodFist qui sera évidemment une déclinaison de Bloodsport. Et c'est parti, notre champion devient presque omniprésent dans nos vidéoclubs, pas un mois quasiment sans qu'un nouveau titre ne sorte. Bien évidemment Don "the dragon" Wilson ne connaîtra jamais les grosses majors et les blockbusters (en tant que vedette j'entends), on reste dans le DTV et pas toujours le meilleur. Grid Runners par exemple...
Nous sommes en 2025 (enfin le 2025 imaginé par une production de 1995 sans budget et sans imagination), le monde ne vit que par le virtuel (enfin pour le sexe et les combats à mains nues, pour le reste ce n'est pas précisé) et du coup un flic (Don "the dragon" Wilson évidemment) se passionne pour un jeu de combats mais ne dépasse jamais le niveau 10 où se trouve le plus redoutable et cruel de tout les combattants virtuels. Un scientifique va réussir à faire vivre réellement ce dangereux personnage et deux escorts girls par la même occasion. Notre héros devra alors combattre la menace maintenant bien réelle.
Si je vous dit que tout, ou presque, est ridicule je n'exagère rien. Le futur est hideux, des néons et des couleurs fluos partout et la technologie n'a rien de futuriste. Des ordinateurs Amstrad, des téléphones portables aussi gros que des grilles pains, c'est la première fois que je vois un film qui décrit un futur aussi ringard. Mention spéciale aux voitures du futur... La toute première Dacia Logan c'est une Lamborghini Veneno Roadster en comparaison! Mais le niveau de ringardise ne s'arrête pas aux décors et aux accessoires, Grid Runners est un véritable aimant à acteurs médiocres. Pas une seule scène, je dis bien pas une seule n'est bien jouée. Si l'ami Don "the dragon" Wilson joue toujours aussi mal qu'à l'accoutumée, à la limite il ne s'en sort plutôt bien (je conseille tout de même sa ridicule scène torride avec l'une des escorts girls, qui de toute façon passe la moitié de son temps les seins à l'air. Le meilleur effet spécial du film d'ailleur!). La palme revient au grand méchant "interprété" par un Michael Bernardo qui semble souffrir de coliques néphrétiques (ou frénétiques c'est selon) dès qu'il apparaît à l'écran. Même ce pauvre Loren Avedon est ridicule dans un rôle de sbire sans le moindre intérêt.
Des effets de lumières grotesques ou des filtres de couleur rouge qui piquent les yeux, des lasers lumineux projetés à travers de la fumée comme dans un spectacle de Bernard Minet dans une salle des fêtes d'un village paumés... C'est à croire que le réalisateur voulait tout faire pour que tout soit kitch au possible! On notera qu'étrangement que ce DTV bénéficie d'un très bon doublage Français avec des voix habituellement réservées aux grosses productions.
Le film sera distribué par Film Office Video
Mon avis sur le film: Que de souvenirs devant ce film avec des potes de lycée. Aussi involontairement drôle que La Folle Histoire de l'Espace, aussi bien mis en boîte qu'un épisode de Marc et Sophie (pour ceux qui onr le réf) et tout ça avec un Don "the dragon" Wilson que j'ai toujours considéré tout au plus comme un sous-Sho Kosugi plutôt qu'un nouveau Van Damme! Peut-être mon nanar "époque VHS" préféré.
Festival Don "the dragon" Wilson:













Commentaires
Enregistrer un commentaire