CRYING FREEMAN

Millieu des années 90, le marché du manga explose en France (je parle de la BD Japonaise et non pas des dessins animés du Club Dorothée). Les libraires et les "rayons livres" des hypermarchés sont pris d'assaut par une jeunesse qui dévore des œuvres forcément inédites jusque là. Si Akira, Ghost in the Shell et Patlabor sont d'immenses succès, un autre titre (hors science fiction) va très vite devenir une référence, Crying Freeman

Tueur insaisissable qui a la particularité de versé des larmes à chaque exécution. Cet ancien potier sans histoire sera enlevé et drogué par une organisation mafieuse Chinoise qui fera de lui, contre sa volonté, son meilleur assassin. Mais lorsque il refuse de tuer sa nouvelle cible (une jeune femme qui a vu son visage), il tombe amoureux d'elle et décide de combattre toute menace.

En 1995 Christophe Gans, célèbre critique dans la revue Starfix et surtout à l'origine de HK Magazine et qui jouera un rôle essentiel dans la découvert du cinéma Asiatique en VHS, décide de passer à la réalisation et ce sera donc pour Crying Freeman. Si le canevas du tueur qui fini par protégé celle qu'il devait abattre est assez connu au cinéma, ici Gans va soigné l'esthétisme de son œuvre aussi bien l'ambiance que dans les scènes d'action. 

Les gunfights sont dignes d'un John Woo, les combats au sabres sont d'une telle virtuosité qu'ils semblent sortir d'un véritable ballet. La mélancolie permanente donne à l'œuvre un côté poétique qui tranche forcément avec le film d'action lambda. Il faut voir Mark Dacascos combattre ses ennemis au M16/203 comme Pacino dans Scarface et ensuite au sabre avec la même dextérité que l'immense Toshirõ Mifune, les références son légion dans Crying Freeman! On notera également le magnifique casting: Mark Dacascos, Tcheky Karyo, Byron Mann, Massaya Katõ, Ray Dawn Chong, Mako, Yõko Shimada,... 

Christophe Gans et l'œuvre originale du Crying Freeman.

Le film sera distribué par Metropolitan Film Export et TF1 Vidéo.

Mon avis sur le film: Pour moi, aujourd'hui encore, il y a The Killer de John Woo, Time and Tade de Tsuy Hark, City on Fire de Ringo Lam et donc Crying Freeman de Christophe Gans, c'est dire donc à quel point ce film est essentiel pour moi. Une œuvre intemporelle. 

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