VAMPIRES


Le cinéma du réalisateur John Carpenter a toujours divisé, sauf évidemment pour des chef d'œuvres incontestés tels que Halloween, New York 1997 ou The Thing, si certains crient au génie pour Ghosts of Mars et Invasion Los Angeles, d'autres sont plus septiques. Je dois dire que je ne fais pas partie des inconditionnels qui aiment le cinéma de John Carpenter a 100%, mais j'avoue qu'il représente quand même une certaine époque du cinéma qui revient souvent ici et du monde de la VHS. 


Ici le réalisateur mélange le film d'horreur au western. Loin des grandes mégapoles et du modernisme, le décor se situe dans les petites villes perdues au millieu de nulle part. Au Nouveau Mexique où le sable chaud remplace la pollution urbaine et le soleil devient un ennemi. Surtout pour le vampires, ces derniers sont donc pris en chasse par une équipe de traqueurs financée par le Vatican. À la tête de ce commando, Jack Crow presque aussi dangereux que ceux qu'il chasse. 


Le plus puissant des vampires est interprété par Thomas Ian Griffith, loin des ses personnages habituels (Force Brute, Excessive Force,...), qui livre une prestation honorable. Le film comporte pas mal de séquences violentes et suffisamment gores pour plaire aux fans du genre. De plus le personnage interprété par James Woods lui permet de faire ce qu'il lui va le mieux à l'écran: le salaud que l'on aime détester.


C'est vraiment "la patte" du réalisateur et la prestation de James Woods qui font la différence ici, sinon nous aurions une quelconque série B en Direct to Vidéo. Le savoir-faire de Carpenter et la BO (du réalisateur lui-même qui composera des morceaux d'anthologie tout au long de sa filmographie) sont donc les atouts majeurs du film que j'aime voir en double scéance avec Une Nuit en Enfer.



Le film sera distribué par Film Office Vidéo


Mon avis sur le film:
J'ai adoré tout de suite ce film à l'époque, grâce aussi aux articles du magazine Mad Movies de l'époque. Reste un film qui ne révolutionne en rien le genre et ne constitue pas non plus un grand classique, mais un spectacle plaisant voir même jouissif. Virilité, violence, sang et punchlines... Du bon cinéma bourrin!

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