PALE RIDER
Bien avant le magnifique Impitoyable, qui remettra le western sur le devant de la scène, Eastwood lance la résurrection du genre qui n'intéresse plus Hollywood à cette époque. La star, qui sera également derrière la caméra, livre une œuvre beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît.
Non seulement l'acteur rend hommage aux plus grands classiques (Cent Dollars pour un Shérif, Les Sept Mercenaires, Il Était une Fois dans l'Ouest) mais aussi, et surtout, il revient au cowboy solitaire et mystérieux qu'il a interprété par le passé (L'Homme des Hautes Plaines et l'homme sans nom de la Trilogie des Dollars).
On retrouve donc cet homme sans véritable identité qui débarque de nulle part et qui repartira comme il est venu. Ici Eastwood va jusqu'à donné à son personnage une image mystique. Est-ce un fantôme, un ange ou même la main de dieu pour que les plus faibles retrouvent l'espoir face à la persécution des tyrans?
Là où Pale Rider se distingue du western classique dans sa structure c'est aussi dans la relation entre le héros et une adolescente qui fait partie des opprimés qui ont besoin d'un sauveur. Si l'amour qu'elle ressent pour ce cavalier solitaire aurait été décrit en filigrane ou même légèrement suggéré dans une production classique, ici les choses sont dites clairement et sans détours.
Mon avis sur le film: Un pur chef-d'œuvre qui aurait dû voir Clint Eastwood et Lee Van Cleef face à face à nouveau après Le Bon, la Brute et le Truand, malheureusement l'acteur refusera le rôle. Pale Rider n'en reste pas moins une œuvre essentielle dans la filmographie de la star et dans le genre.





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