AMERICAN SAMURAÏ
1992, la firme Cannon Films se meurt et ses dernières productions ne sont plus que de navrantes tentatives en "Direct to Vidéo" pour reproduire des recettes à succès du passé. Un Hellbound de triste mémoire avec le regretté Chuck Norris et trois DTV aux titres étrangement similaires: American Ninja 5, American Cyborg et American Samuraï. C'est ce dernier qui nous intéresse ici.
On retrouve donc en tête d'affiche David Bradley, l'une des dernières "vedettes" de la Cannon qui est encore sur le pont du navire en plein naufrage. Pourtant on ne peut pas dire que la firme a fait de lui l'équivalent d'un Van Damme. Hormis le déjà décevant American Warrior 3, son premier fait d'armes pour la Cannon, qui a eu droit à une distribution sur grand écran, le reste de sa filmographie n'existera qu'à travers les vidéoclubs avec des œuvres de plus en plus anecdotiques même en dehors de la Cannon.
Mais la prestation de la "star" est ici éclipsé par un Marc Dacascos débutant qui crève littéralement l'écran et devient même l'unique intérêt du film. Car autant le dire tout de suite le scénario de American Samuraï ne révolutionne en rien le genre. Un tournoi clandestin où un champion sanguinaire va pouvoir se venger de son éternel rival qui n'est autre que le héros de l'histoire. Qui l'emportera? La Cannon qui gardera son goût du marketing jusqu'au bout vendra le film comme un "Bloodsport avec des sabres" .
Faisons l'impasse sur l'histoire, qui sent le déjà-vu mille fois, pour nous focaliser sur le fameux tournoi. Ce dernier est suffisamment divertissant et les combats sont assez bien filmés (même si souvent on a l'impression que le réalisateur s'inspire de l'ambiance de Best of the Best 2). Sinon tout y est, les combattants qui viennent de différents continents avec les armes qui symbolisent leurs contrées, les parieurs qui hurlent pendants les affrontements et bien évidemment la grande finale entre le bien et le mal. Il y a même un pseudo Jackson copain du héros, Bloodsport style !
Le film sera distribué par Delta Vidéo
Mon avis sur le film:
Même si on sent bien le manque d'inspiration et le cachet d'une production aux moyens limités, on peut admettre qu'il y a eu bien pire dans le genre. Si le personnage interprété par David Bradley est plutôt agaçant (il en fait dss tonnes dans le côté philosophique du guerrier qui entend la voix de son ancien maître toutes les deux minutes), Mark Dacascos fait merveille dans son rôle et on comprends facilement les producteurs qui lui confiront le premier rôle dans son film suivant: Only the Strong.








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