L'ARME FATALE: le dossier complet sur la quadrilogie


Souvent évoqué sur ce blog, car très emblématique du cinéma des années 80/90 et donc des "années Vidéoclub", le Buddy Movie possède quelques titres inoxydables tels que Double Détente, Tango & Cash ou encore 48 Heures. Mais si il y a bien un film qui fait quasi l'unanimité depuis bientôt presque 40ans c'est bien L'Arme Fatale et ses trois suites.


Sur la base d'un scénario écrit par Shane Black, futur scénariste de Last Action Hero, Le Dernier Samaritain, Au Revoir à Jamais,...), la Warner donne son feu vert pour la production de L'Arme Fatale. Le côté très sombre de l'histoire est aseptisé avec quelques situations à la limite de la comédie. Pour le rôle du flic borderline Martin Riggs la liste des acteurs envisagé est impressionnante mais au final c'est Mel Gibson qui remporte le titre. Danny Glover est choisi presque à la dernière minute grâce à sa prestation dans La Couleur Pourpre. Et voilà peut-être le duo le plus connu du 7eme art.


Au-delà du film d'action il faut voir L'Arme Fatale comme le témoin de la révolution du polar Hollywoodien. Le sergent Murtaugh représente les policiers des années 60 à 70 incarnés par Franck Sinatra, Paul Newman, ou encore Sidney Poitier. Le costume cravate, le style calme et méthodique, l'intégrité et l'exemplarité... Place au flic capable de franchir les limites pour que la loi, sa loi, soit triomphante. Il se fout d'être un digne représentant de son insigne, il ne cache même pas ses faiblesses (alcool, vie privée désastreuse,...), fait peur à ses collègues et sa hiérarchie le supporte à peine. Ce virage déjà amorcé avec L'inspecteur Harry et French Connection va s'intensifier avec L'Arme Fatale et Piège de Cristal. 


Mon avis sur le film: Un grand classique qui va établir pour des années, c'est encore un peu le cas aujourd'hui si on regarde bien, les codes du Blockbuster. L'antinomie du duo est d'une telle maîtrise qu'il est presque impossible de trouver une seule fausse note à la partition. Tout est ciselé jusqu'au méchants, avec une mention spéciale à Gary Busey parfait en nemesis de Riggs. Un chef-d'œuvre absolu.


Le succès au box-office de L'Arme Fatale déclenchera bien évidemment l'idée d'une suite, Shane Black rempile donc pour le scénario. Mais son travail va être encore plus modifié que pour le premier volet, le problème vient du fait que le scénariste fait mourir Riggs à la fin. Le producteur Joel Silver (véritable nabab à Hollywood en ce qui concerne les Blockbusters) et la Warner sont contre cette idée car si ce deuxième volet marche aussi bien que le premier, d'autres suites sont inévitables. Shane Black vivra très mal cette déconvenue et reniera le résultat à l'écran.


Le personnage de Léo Getz (Jo Pesci) et lui beaucoup plus présent que dans le scénario d'origine, l'idée est d'accentuer encore plus l'aspect comédie par rapport au premier. Même si le passé douloureux de Riggs est toujours en toile de fond, son côté suicidaire est beaucoup moins présent. L'Arme Fatale 2 sera donc moins sombre que le premier, seule la mort de Rika (Pasty Kensit) sera conservée de justesse (la version où elle survie sera tout de même tournée). De plus le film va introduire le principe de la séquence d'ouverture spectaculaire digne d'une scène finale d'un film d'action lambda. Principe réutilisé pour les deux volets suivants.


Mon avis sur le film: On remarque immédiatement la différence de ton avec le premier volet mais le film est tellement maîtriser et sans temps morts que ce n'est pas choquant. Le duo est encore plus attachant et il y a tout de même une véritable continuité avec le premier film. L'Arme Fatale 2 est un digne représentant du cinéma d'action des années 90.


Pour ce troisième chapitre l'aspect comédie l'emporte maintenant sur le côté polar musclé. Le personnage de Léo Getz prend encore de l'ampleur au point de presque transformer le duo d'origine en trio (comme le suggère d'ailleurs l'affiche du film). Mais la relation Riggs/Murtaugh est tout de même préservée surtout pour traverser les épreuves (il y a même de jolies scènes comme celle où Riggs avoue que la famille Murtaugh est devenue la sienne).


L'autre atout scénaristique de L'Arme Fatale 3 c'est l'arrivée de Lorna Colle qui va permettre au personnage de Riggs de se renouveler en quelque sorte. Le couple devient une évidence et leur histoire s'intègre parfaitement à l'évolution des personnages récurrents, l'esprit famille s'installe peu à peu. Côté intrigue c'est par contre un peu plus léger et on sent très bien que le scénario n'est qu'un prétexte pour faire revenir tout ce beau petit monde.


Mon avis sur le film: Beaucoup moins bien écrit que les deux premiers volets, cette troisième aventure fut tout de même un véritable succès grâce au personnage de Joe Pesci (personnage préféré du jeune public) et surtout à la première séquence où un immeuble est totalement détruit (la publicité autour du film avant sa sortie sera basée dessus à l'époque). Un volet loin d'être cérébral mais qui compense heureusement avec l'humour et l'action.


L'épisode de trop pour moi, le troisième était à mon avis la conclusion parfaite mais là Warner veut encore capitaliser sur la franchise. Malheureusement le film connaîtra plusieurs changement de dernières minutes et il y aura même de l'improvisation en cours de tournage. Ça se ressent à l'écran, on remarque un manque de maîtrise par rapport à ses prédécesseurs. 


Les autres points faibles resident selon moi dans le besoin d'en faire beaucoup (trop, beaucoup trop) pour un seul film. Le personnage de Chris Rock est parfaitement inutile (j'avoue facilement que cet acteur m'horripile quelque soit le film) et les acteurs ont une certaine tendance à faire dans la caricature de leurs personnages. Murtaugh devient presque hystérique quelque soit la situation et Léo Getz est littéralement insupportable. Et que dire aussi du traitement du personnage de Jet li, voir Riggs qui rivalise avec lui au corps à corps est purement impensable. Je me souviens d'un sentiment presque d'épuisement à la sortie du cinéma à l'époque, ça hurle parfois dans tout les coins et les situations sont si nombreuses que ça en devient difficile à suivre, alors que paradoxalement c'est le plus simpliste des scénarios des quatre films.


Mon avis sur le film: Insupportable, c'est comme ça que je résume ce film. Il y a aussi un véritable sentiment de gâchis, car dans les dernières minutes (Riggs sur la tombe de sa femme, l'esprit de famille à la maternité) on devine le "film conclusion" qu'aurait pû être L'Arme Fatale 4. Dommage.
Si on se replonge dans nos souvenirs de vidéoclubs on ne peut pas ne pas évoquer la quadrilogie de L'Arme Fatale. Chaque épisode accompagnera l'évolution de la location, de la vente et des enregistrements en ce qui concerne la VHS, jusqu'à sa disparition


La saga sera distribué par la Warner Home Vidéo avec des jaquettes qui évolueront les années et il y aura un coffret collector


Les + VHS:

Les coulisses:






La parodie:

A l'image de Hot Shot et Scary Movie, Alarme Fatale parodie principalement un gros Blockbuster (L'Arme Fatale donc) mais s'autorise a se faire aussi d'autres succès Hollywoodiens du moment (Die Hard, Basic Instinct, Le Silence des Agneaux,...)

Les clins d'œil:

Quand Richard Donner, réalisateur de la saga L'Arme Fatale, retrouve Mel Gibson pour un western/comédie...la tentation fut trop grande!

Normal que pour un film qui se veux comme la synthèse même du cinéma d'action américain des années 90 que de faire un clin d'œil à L'Arme Fatale au détour d'une scène et de toute façon les codes Buddy Movie seront déjà mis à l'honneur dans le scénario

Soundtracks & VHS:








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