1985 Rocky 4 explose le box-office avec le parfait héros américain qui se bat contre l'affreux méchant soviétique. Ce schéma simple et surtout patriotique servira de canevas pour le film qui nous intéresse aujourd'hui, mais ça ne sera pas sa seule source d'inspiration.
Que ce soit les visuels (surtout en France) et la bande annonce on peut dire que les distributeurs ont mis le paquet pour mettre en avant Van Damme. C'est assez rare, dans ce genre de film, quand même de voir le mechant mis autant sur le devant de la scène. Qui imagine l'affiche de Rocky 4 avec Drago mis plus en avant de Stallone ou encore Bennett prendre la place de John Matrix sur les visuels de Commando.Mais deux explications surnagent, le manque de notoriété (qui a dit de charisme aussi?) de l'acteur incarnant le héros et la volonté des producteurs de misé sur le potentiel de Jean ClaudeVan Damme.
Un jeune homme emménage dans une autre ville et n'arrive pas à s'y intégrer et se frottera aux abrutis karatékas du coin... ça ne vous rappel rien? Et oui le mythique Karaté Kid devient ici un cousin cinématographique. Et comme si ce n'était pas suffisant on rajoute un ingrédient à la recette, une dose de Bruceploitation. Oui, oui un faux Bruce Lee (enfin son fantôme) qui officiera en tant que mentor pour le jeune héros.
On retrouve donc Kim Tai-Chung déjà l'un des sosies de Bruce Lee dans Le Jeu de la Mort. Il reprendra la place du petit dragon dans Le Jeu de la Mort 2, où il sera aussi le heros du film dans sa deuxième partie. Il continua sur sa lancée dans un film il partage l'affiche avec un faux Jackie Chan... Il ne faut jamais contrarié les vocations!
Mais qu'est-ce qui fait que cette modeste production, un peu crétine sur les bords, a eu le droit à une sortie cinéma et un tel succès en VHS dans nos tant regrettés vidéoclubs? Et bien tout simplement par la présence d'un certain Jean Claude Van Damme. Tourné avant Bloodsport le film ne lui donne pourtant qu'un temps de présence très limité (une courte apparition au début et environ dix minutes à la fin) avec trois quatre mots pas plus. Seulement voila, l'acteur crève l'écran et éclipse même le héros du film.
Il se dégage une puissance dans les mouvements chez la star que limite on ne retrouvera pas par la suite, je mets ça sur le compte que les ralentis seront très présents dans ses films suivants alors qu'ici c'est tout l'inverse. On pourrait même dire que par instant on a un sentiment d'accélération. On a là vraiment un style très HK dans les années 80 pour les combats (Une Flic de Choc, Shanghai Express,...).
Alors évidemment si le film trouve son inspiration auprès de Rocky 4 et Karaté Kid, jamais il n'arrivera a rivaliser avec eux. Rien que l'entraînement du jeune héros qui doit être logiquement l'un des moments marquants du film, comme pour ses illustres grands frères, n'est qu'un condensé de ce qu'on a vu ailleurs (jusqu'au mythique Le Maître Chinois) et la présence du sosie de Bruce Lee n'arrange rien! De plus le film accumule les situations sous un angle pas toujours très fin, on a même l'impression parfois de regarder un épisode de Power Rangers (les jeunes américains sont soit des idiots notoires comme c'est pas permis ou des jeunes éphèbes au cœur pur).
Au casting on retrouve Dale Jocaby, habitué du Direct To Vidéo dans le genre kickboxing (Le Cercle de Feu 1 et 2, Bloodmatch, Kickboxer 2,...).
Reste le final du film où Van Damme entre en piste et fait merveille sur le ring, tous les codes de sa future filmographie sont déjà là (grand écart, coup de pied retourné, poses qui suggèrent sa puissance et qui lui permettent de mettre en avant sa musculature,...). Avec une telle prestation, pas étonnant que des producteurs remarquent la future vedette.
Encore une fois, le "personnage de méchant" aidant, on a là un Van Damme très agressif, rapide et puissant.
Le film sera distribué par Delta Vidéo et réédité par Metropolitan Film & Vidéo.
Pour le coup la presque suprématie du jeune héros sur son puissant adversaire n'est pas crédible une seconde. Mais bon il faut bien que le "gentil" gagne à la fin, enfin je veux dire que l'Amérique soit victorieuse!
Mon avis sur le film: Malgré ses défauts et son style "production fauchée" Karaté Tiger conserve son côté jouissif et inoffensif. Le talent du réalisateur/chorégraphe Corey Yuen, surtout pour les scènes de combats, donne un cachet indéniable au film qui aurait pu être totalement oubliable. Et que dire de la présence de Van Damme, d'ailleurs le film bénéficiera du succès inattendu de Bloodsport pour être distribué en salle avec les "Muscles de Bruxelles" en vedette sur l'affiche (il en sera de même pour le navrant Black Eagle où Van Damme joue à nouveau le méchant Russe de service). Karaté Tiger a marqué ma génération, avoir a peine dix ans et revenir du Vidéoclub avec dans ses mains le boîtier où trône un Van Damme tout en puissance... Quelle époque quand-même !
Déjà abordé sur le blog, la suite de Karaté Tiger devait voir Van Damme reprendre son rôle de "méchant soviétique" mais l'acteur refusera la proposition. Le scénario va donc subir des modifications et il en résulte un espèce de mille-feuille surchargé...
Le casting tout d'abord: Loren Avedon (King of Kickboxers), Cynthia Rothrock (Karaté Cop), Max Thayer (Commando Massacre), Matthias Hues (Dark Angel), Royan Horan, (Le Jeu de la Mort 2), Hwang Jang Lee (Le Maître Chinois),... Impressionnant pour un seul film, non? Ensuite le scénario, ça part dans tous les sens (film d'action, comédie, buddy movie, aventure, guerre, arts martiaux,...) et pourtant ça tient sur 1h40!
On notera également le doublage Français qui repousse les limites du graveleux. Heureusement Corey Yuen est de retour derrière la caméra et nous avons donc droit à des combats tout simplement époustouflants!
Quel plaisir pour moi de lire ce post ! Tu as tout bien résumé ! Bon je le préfère à Karaté Kid tu t'en doute... mais effectivement essaye de suivre les traces de ce dernier d'ailleurs tournée 1 an après... à L.A. également ! Il y a tant à dire sur ce film pour moi il réuni tout ce que j'aime dans un film (80's, Los Angeles, Bruce Lee, Van Damme, les Arts Martiaux, Corey Yuen, le Poppin', La Soundtrack Electro...) Mon film préféré de tous les temps et cela depuis plus de 30ans ! Je le connais par cœur autant que Rocky 4 ! J'aimerai qu'il sorte au moins en blu-ray en France mais bon ce n'est pas gagné ! Et j'attend un 4K à l'international par pitié les allemands sortez le nous !!! Grand Merci VHSBoy je vais bien dormir cette nuit ! à mon tour de regarder un de tes films de chevet je viens de le choper en 4K ce jour Crying Freeman yeah !
Tout en sachant à quel point ce film compte pour toi je suis heureux de lire ton commentaire sur le post. Encore il symbolise pour moi vraiment cette époque où tu peux encore acheté une cassette vidéo par que c'est un évènement. Et l'association Van Damme/Delta Vidéo c'était ça à l'époque.
Très bonne présentation qui a bien recontextualiser la sortie de Karaté tiger, titre français et allemand, chez nous. Bloodsport venait de sortir et avait fait sensation auprès des fans et d'une certaine frange du public (pas des critiques, même spécialisées !!!).
Je reviens sur le tournage qui était issu d'une volonté de Keith Standberg de devenir scénariste. Il frappa à Hong-Kong aux portes de différentes firmes, dont la Seasonal films qui avait eu (Jackie Chan et ses deux premiers succès, Tsui Hark...) le nez creux pour dénicher les talents mais, également, travailler avec des gens du cinéma talentueux.
Ce fut donc une petite production, 250 000 $ de budget, pas de bande originale mais des morceaux en libre service avec, quand même, une chanson là où Rocky IV en alignait une dizaine ! Qu'importe ! Elle est excellente !
Pour le casting, Kurt McKinney obtint le rôle à la fois par son côté good looking et ses compétences martiales, réelles. Pour Van Damme, ce fut Hwang Jang Lee qui le jugea, après l'audition, de loin, sur photos. Il valida ses grandes qualités martiales ! Van Damme relata un cachet de 250 $ par journée de tournage, peut-être 6 ou 10, maximum, avec des horaires de 16 voire 18 heures !
Intitulé Ring of fear, le film mit deux années à sortir !!! Il fut un petit succès, mineur, mais il permit à Van Damme d'être remarqué. D'abord par Sheldon Lettich, qui en parla à Frank Dux, ainsi que lmperial film qui engagea le "russe" du film pour l'opposer à Sho Kosugi dans l'Arme absolue.
Certains acteurs, dont Dale Jacoby, fut séléctionné par Corey Yuen dans une école d'arts martiaux ! Bref, un tournage commando, dans les conditions de Hong-Kong mais Karaté tiger fut, incontestablement, la première pierre qui marqua le terme des films d'arts martiaux à la Bruce Lee et celui, à venir, des arts martiaux cinématographiques à l'occidental (considérons que Chuck Norris était mollasson à l'écran et que Van Damme l'a ringardisé en un instant).
Bref, un film marquant pour le cinéma d'action, à la croisée de deux influences et qui connait un documentaire de la part du producteur de The last kumité !
Tu en veux encore ? En revoilà ! No retreat no surrender, un titre dans l'ère de l'époque, à savoir celui de l'Amérique selon Regan, finit donc par sortir et son succès, à l'international, puis en vidéo, ira en croissant avec l'explosion de Van Damme deux années après, vers 1988. Tant et si bien que le besoin d'une suite se fit sentir. Toujours prompt et capable, Keith Stramberg pondit une suite, dont on n'a jamais réellement connu, encore à notre époque, le véritable scénario mais il était bien question d'une transposition des personnages de l'original, Jason et Ivan le boucher, dans un univers à la Rambo 2. On aurait donc du voir revenir Van Damme, qui avait signé un contrat avec la Seasonal pour 2 films, ainsi que Kurt Mc Kinney. Mais Van Damme tournait Predator et avait réussi à décrocher le rôle principal de Bloodsport, dont le tournage se profilait et donc l'artiste martial pressenti initialement s'était cassé la cheville. Pariant sur Bloodpsort, au détriment, même, de Predator (intitulé alors The Hunter), Van Damme cassa son contrat, grâce à un avocat, car le tournage de Karaté tiger 2 aurait lieu dans une zone de guerre ! Il déconseilla d'ailleurs à MCKinney de rejoindre ce tournage pour la même raison.
Ce furent donc les deux têtes d'affiches qui désertèrent le tournage alors même que celui-ci allait commencer et que des frais énormes étaient déjà engagés ! Roy Horan, gweilo, disciple de Hwang Jang Lee, acteur dans Le chinois se déchaine, puis membre de la Seasonal film, recruta en urgence les deux têtes d'affiches pour le prochain tournage, remania le script (que désavoua grandement Keith Stramberg) et contrôla le tournage difficile d'une main de fer. Le résultat fut moins souple que le premier opus, qui demeure, somme toute, une sorte de lecture moderne d'une fable de moyen âge qui voyait un jeune écuyer devenir un chevalier puis terrasser le chevalier noir, pour une intrigue de sauvetage du héros et de ses deux comparses. Si l'ensemble se laisse voir sans problème, quoiqu'un peu Z parfois, le combat final entre Matthias Hues et Loren Avendon demeure à la fois le clou du film ainsi que la marque de la Seasonal film ! A noter que la bande originale fut composé par David Spear mais que la chanson titre, excellente, fut chantée par une artiste française nommée Lisa Donovan Lucas, une immense artiste. J'ai eu l'occasion de la féliciter, sur Youtube, et elle se déclara flattée.
Amitiés à Retroludo, ainsi qu'aux autres membres du site !
Toujours aussi complet, toujours généreux en infos ou anecdotes inédites jusque-là. Merci infiniment tes précieuses contributions. Les portes du blog te sont évidemment grandes ouvertes!
Le blog passe en mode "pause estivale", à son retour il prendra un rythme un peu moins soutenu qu'à l'accoutumée. En effet, après plus de 200 posts les sujets se font de plus en plus rares et il est donc temps de prendre une cadence un peu plus occasionnelle ( car il est hors de question de faire des posts moins inspirés ou répétitifs ). Rendez-vous donc courant août, VHS forever!
Dans les années 90 les vidéoclubs assisterons à la naissance d'un phénomène du cinéma d'action, Jean Claude Van Damme . La première partie de sa carrière se fera surtout sur de petites productions qui auront certe du succès sur grand écran mais elles connaîtrons surtout des cartons incroyables en VHS. C'est aussi l'origine des innombrables films de série B produits uniquement pour la marché de la VHS ( Bloodfight, Kings of Kickboxing, Américain Cyborg, Final Impact , ...) avec des " successeurs " de la star ( Lorenzo Lamas, Daniel Bernhard, Don "the dragon" Wilson ,...). Le point culminant de ce début de carrière (juste avant que l'acteur signe avec les grosses majors comme Universal , Columbia TriStar et autres...) c'est Double Impact . Film d'action avec des gunfights empruntés à John Woo , des combats d'arts martiaux superbement chorégraphiés ( Van Damme y retrouve l'impressionnant Bolo Yeung après Bloodspo...
Charles Bronson fut l'un des plus grands acteurs à Hollywood, au même titre qu'un Steeve McQueen , un Robert Redford ou autre Paul Newman , son nom en haut de l'affiche suffisait a ce qu'un film attire les foules. Il Était une Fois dans L'Ouest, Mr Majestyc, Un Justicier dans la Ville ,... autant de grands classiques qui traverseront encore longtemps l'histoire du cinéma. Mais il faut bien admettre que la filmographie de l'acteur prendra un tournant beaucoup moins glorieux sur sa dernière partie mais qui fera la joie des clients de nos chères vidéoclubs. En perte de vitesse au box-office, l'acteur c'est enfermé dans un rôle de héros taciturne et solitaire qu'il répète de films en films, il doit se rabattre sur des productions aux budgets moins élevés. La Cannon Films excelle dans ce domaine et les cousins Menahem Golan et Yolan Globus vont voir là une opportunité certaine pour que le grand Chuck Norris n...
Vaste entreprise que de vouloir faire un dossier complet sur un film tel que Le Jeu de la Mort . Mais je ne pouvais pas imaginer mon blog sur la VHS et les vidéoclubs sans m'attarder un jour sur ce film qui fut l'un des déclencheurs de ma passion pour la K7 vidéo et donc pour le cinéma. Et comme il y avait déjà un dossier complet sur le (pseudo) Jeu de la Mort 2 ... Il était donc temps de rendre hommage à ce film tant décrié mais si représentatif d'une époque ( Bruce Lee , René Chateau , longtemps inédit à la télévision,...) . Le Jeu de la Mort à travers le monde fut exploité avec un montage différent d'un continent à un autre. Et chez nous, en France, nous aurons même droit à deux montages différents grâce (ou à cause) du distributeur du film à l'époque, un certain René Chateau . Mais avant d'aller loin remettons la pagode au millieu du village. En 1972, Bruce Lee profite du succès considérable de La Fureur du Dragon et s'attelle maintenant à donner jo...
"La culture cinématographique d'aujourd'hui, c'est le cinéma de divertissement d'hier." René Chateau Si nous avons déjà abordé sur ce blog l'éditeur René Château , en ce qui concerne Bruce Lee et Jean Paul Belmondo , il est temps de voir l'étendu du catalogue du distributeur qui a joué un rôle indéniable dans l'univers de la VHS et donc nos regrettés vidéoclubs. Comme pour Belmondo l'éditeur sera l'un des plus importants distributeurs de la star Alain Delon . Le cinéma Français sera mis à l'honneur par René Château dans son catalogue, il permettra d'ailleurs à des films des années 50 d'êtres à nouveau disponibles. Le distributeur sera aussi celui qui permettra à des films d'horreurs interdit jusque là en France de sortir enfin comme le mythique Massacre à la Tronçonneuse . R ené Château éditera également des Péplums qui n'ont souvent connus que le circuit du "Cinéma de Quartier". Le duo Bud Spenc...
Quel plaisir pour moi de lire ce post ! Tu as tout bien résumé ! Bon je le préfère à Karaté Kid tu t'en doute... mais effectivement essaye de suivre les traces de ce dernier d'ailleurs tournée 1 an après... à L.A. également ! Il y a tant à dire sur ce film pour moi il réuni tout ce que j'aime dans un film (80's, Los Angeles, Bruce Lee, Van Damme, les Arts Martiaux, Corey Yuen, le Poppin', La Soundtrack Electro...)
RépondreSupprimerMon film préféré de tous les temps et cela depuis plus de 30ans !
Je le connais par cœur autant que Rocky 4 !
J'aimerai qu'il sorte au moins en blu-ray en France mais bon ce n'est pas gagné !
Et j'attend un 4K à l'international par pitié les allemands sortez le nous !!!
Grand Merci VHSBoy je vais bien dormir cette nuit !
à mon tour de regarder un de tes films de chevet je viens de le choper en 4K ce jour Crying Freeman yeah !
Tout en sachant à quel point ce film compte pour toi je suis heureux de lire ton commentaire sur le post. Encore il symbolise pour moi vraiment cette époque où tu peux encore acheté une cassette vidéo par que c'est un évènement. Et l'association Van Damme/Delta Vidéo c'était ça à l'époque.
SupprimerTrès bonne présentation qui a bien recontextualiser la sortie de Karaté tiger, titre français et allemand, chez nous. Bloodsport venait de sortir et avait fait sensation auprès des fans et d'une certaine frange du public (pas des critiques, même spécialisées !!!).
RépondreSupprimerJe reviens sur le tournage qui était issu d'une volonté de Keith Standberg de devenir scénariste. Il frappa à Hong-Kong aux portes de différentes firmes, dont la Seasonal films qui avait eu (Jackie Chan et ses deux premiers succès, Tsui Hark...) le nez creux pour dénicher les talents mais, également, travailler avec des gens du cinéma talentueux.
Ce fut donc une petite production, 250 000 $ de budget, pas de bande originale mais des morceaux en libre service avec, quand même, une chanson là où Rocky IV en alignait une dizaine ! Qu'importe ! Elle est excellente !
Pour le casting, Kurt McKinney obtint le rôle à la fois par son côté good looking et ses compétences martiales, réelles. Pour Van Damme, ce fut Hwang Jang Lee qui le jugea, après l'audition, de loin, sur photos. Il valida ses grandes qualités martiales !
Van Damme relata un cachet de 250 $ par journée de tournage, peut-être 6 ou 10, maximum, avec des horaires de 16 voire 18 heures !
Intitulé Ring of fear, le film mit deux années à sortir !!! Il fut un petit succès, mineur, mais il permit à Van Damme d'être remarqué. D'abord par Sheldon Lettich, qui en parla à Frank Dux, ainsi que lmperial film qui engagea le "russe" du film pour l'opposer à Sho Kosugi dans l'Arme absolue.
Certains acteurs, dont Dale Jacoby, fut séléctionné par Corey Yuen dans une école d'arts martiaux ! Bref, un tournage commando, dans les conditions de Hong-Kong mais Karaté tiger fut, incontestablement, la première pierre qui marqua le terme des films d'arts martiaux à la Bruce Lee et celui, à venir, des arts martiaux cinématographiques à l'occidental (considérons que Chuck Norris était mollasson à l'écran et que Van Damme l'a ringardisé en un instant).
Bref, un film marquant pour le cinéma d'action, à la croisée de deux influences et qui connait un documentaire de la part du producteur de The last kumité !
Merci pour ton commentaire éclairant à plus d'un titre comme à l'accoutumée. On en veut encore!
SupprimerTu en veux encore ? En revoilà !
SupprimerNo retreat no surrender, un titre dans l'ère de l'époque, à savoir celui de l'Amérique selon Regan, finit donc par sortir et son succès, à l'international, puis en vidéo, ira en croissant avec l'explosion de Van Damme deux années après, vers 1988.
Tant et si bien que le besoin d'une suite se fit sentir.
Toujours prompt et capable, Keith Stramberg pondit une suite, dont on n'a jamais réellement connu, encore à notre époque, le véritable scénario mais il était bien question d'une transposition des personnages de l'original, Jason et Ivan le boucher, dans un univers à la Rambo 2. On aurait donc du voir revenir Van Damme, qui avait signé un contrat avec la Seasonal pour 2 films, ainsi que Kurt Mc Kinney.
Mais Van Damme tournait Predator et avait réussi à décrocher le rôle principal de Bloodsport, dont le tournage se profilait et donc l'artiste martial pressenti initialement s'était cassé la cheville.
Pariant sur Bloodpsort, au détriment, même, de Predator (intitulé alors The Hunter), Van Damme cassa son contrat, grâce à un avocat, car le tournage de Karaté tiger 2 aurait lieu dans une zone de guerre ! Il déconseilla d'ailleurs à MCKinney de rejoindre ce tournage pour la même raison.
Ce furent donc les deux têtes d'affiches qui désertèrent le tournage alors même que celui-ci allait commencer et que des frais énormes étaient déjà engagés ! Roy Horan, gweilo, disciple de Hwang Jang Lee, acteur dans Le chinois se déchaine, puis membre de la Seasonal film, recruta en urgence les deux têtes d'affiches pour le prochain tournage, remania le script (que désavoua grandement Keith Stramberg) et contrôla le tournage difficile d'une main de fer.
Le résultat fut moins souple que le premier opus, qui demeure, somme toute, une sorte de lecture moderne d'une fable de moyen âge qui voyait un jeune écuyer devenir un chevalier puis terrasser le chevalier noir, pour une intrigue de sauvetage du héros et de ses deux comparses.
Si l'ensemble se laisse voir sans problème, quoiqu'un peu Z parfois, le combat final entre Matthias Hues et Loren Avendon demeure à la fois le clou du film ainsi que la marque de la Seasonal film !
A noter que la bande originale fut composé par David Spear mais que la chanson titre, excellente, fut chantée par une artiste française nommée Lisa Donovan Lucas, une immense artiste. J'ai eu l'occasion de la féliciter, sur Youtube, et elle se déclara flattée.
Amitiés à Retroludo, ainsi qu'aux autres membres du site !
Toujours aussi complet, toujours généreux en infos ou anecdotes inédites jusque-là. Merci infiniment tes précieuses contributions. Les portes du blog te sont évidemment grandes ouvertes!
Supprimersuperbe article bravo à toi j'ai pris plaisir a te lire
RépondreSupprimerMerci à toi, c'est le principal... Prendre du plaisir à (revivre) cette belle époque.
SupprimerAh mais sérieux ! Tinterora toutes ces infos oufff ! Mais alors là chapeau les gars. J'en ai appris beaucoup sur cet article.. Bon boulot vhsboy
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